Mathilde sous-titre des émissions pour les sourds et malentendants

Depuis son appartement du centre-ville de Vannes, Mathilde consacre ses journées à sous-titrer des programmes télé. Pour une chaîne du groupe M6, elle a notamment travaillé sur 74 épisodes d’un « docu-réalité ». (Le Télégramme/Fanny Coconnier)

Le sous-titrage pour sourds et malentendants est confectionné par des petites mains. Mathilde Séchet, installée depuis peu à Vannes en a fait son métier.

Sur l’écran d’ordinateur défile la vidéo d’une émission destinée au groupe M6. Sous l’image, le logiciel marque des séquences. À chaque soupir de la maman, cri du bébé, claquement de porte, Mathilde Séchet définit des espaces de couleurs différentes. Son métier ? Transcrire aux sourds et malentendants tout ce qui ne se voit pas à l’image. « Il me faut trois lectures de la vidéo pour y parvenir. Une première fois pour repérer les séquences, une deuxième pour écrire les sous-titres et une troisième pour vérifier », explique la jolie brune de 24 ans.

Ce métier, elle ne s’était pas préparée à le faire. Mathilde, sa spécialité ce sont les langues étrangères. L’anglais et l’italien ont peu de secrets pour cette ancienne étudiante en Langues étrangères appliquées. Une licence suivie d’un Master en traduction. Cette passionnée de séries voulait travailler à les traduire. « C’est en regardant des séries que j’ai appris l’anglais ».

Une obligation légale

Pour passer à la pratique, après son master, elle effectue un stage dans une société de post-production parisienne, pendant six mois en 2019. C’est ici qu’elle découvre les sous-titrages pour les personnes sourdes et malentendantes. Un dispositif rendu obligatoire par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances. Elle prévoit que les chaînes dont l’audience moyenne annuelle dépasse 2, 5 % de parts de marché, sous-titrent l’ensemble de leur programme.

Depuis octobre dernier, Mathilde fait donc partie de ces petites mains, de plus en plus nombreuses à s’atteler à ce travail. Elle œuvre depuis chez elle, pour une poignée d’euros de l’heure. « Le sous-titrage pour sourds et malentendants prend trois fois moins de temps que la traduction », indique la jeune femme. Très technique, le métier demande une concentration soutenue.

Elle a envie de se perfectionner, notamment « de rencontrer des personnes sourdes et malentendantes pour qu’ils me disent ce qu’ils pensent de mes sous-titrages ». Avec cette expérience qui la séduit, elle veut faire ses preuves dans le milieu de la post-production audiovisuelle. À l’avenir, elle espère ainsi se voir confier des traductions de programmes en langues étrangères. Pour qu’à leur tour d’autres ados apprennent l’anglais en regardant des séries !

Source : Le télégramme

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